Instants laos

Publié le par Odile

Artisanat a Vientiane :

En traversant les villages laos, il n'est pas rare de voir une femme travaillant sur son metier a tisser installe sous la maison (les maisons etant toutes construites sur pilotis). Les tissus qu'elles produisent sont souvent en coton et sont destines a devenir des "sarong" (longues jupes portees par les femmes, jeunes filles et fillettes).



Le tissage est l'une des productions artisanales les plus repandues au Laos et avec plusieurs types de tissages.
A Vientiane,  nous sommes alles visiter un atelier de tissage de soie. Dans cet atelier, le travail de la soie est complet : filature, teinture et tissage.
Stupefaits par la minutie, la precision et l'ampleur du travail, notre attention s'est surtout portee sur le tissage.
Cet atelier est compose d'une douzaine de metiers a tisser sur lesquels travaillent uniquement des femmes. Les hommes s'occupent de la teinture des fils.



Chaque femme prepare elle meme son travail en commencant par l'installation des fils formant la trame du tissu : des centaines de fils a ne pas emmeler, et au bout desquels il faut attacher un autre fil (celui relie au metier a tisser) par un minuscule noeud.
Le travail du tissage est, lui aussi, assez surprenant car le fil de soie est tres fin et les aller-retours de la canette sur laquelle il est embobine sont tous faits manuellement .... combien d'aller-retours pour faire une nappe?
Mais, bien entendu, les tissus ne sont pas unis, il y a des changements d
e couleurs, des motifs de couleurs a integrer tres regulierement toujours avec un fil d'une finesse extreme.



Les resultats sont magnifiques et nous n'avons pas ose imaginer ce que peuvent gagner ces femmes tant le prix des tissus est derisoire et pensant que quelques intermediaires doivent se sucrer au passage.
L'ambiance dans l'atelier est tres detendue, les femmes papotent tout en gardant les yeux rives sur leur travail de fourmis.
Sous des moustiquieres, des bebes dorment sur une couverture a cote du metier a tisser de leur mere.
Cette visite nous a touche par la qualite du travail produit par ces femmes mais aussi par leur accueil chaleureux envers nos regards curieux et etonnes.

Bambou :
Les villages laos ressemblent a les villages de maisons de paille comme celles d'un des trois petits cochons. Mais ce n'est pas de la paille mais du bambou.



Les  tiges de bambou de gros diametre servent a faire les pilotis et la structure de la maison. Les tiges de plus petit diametre sont coupees dans le sens de la longueur, aplaties et tresses pour faire les cloisons et les murs. Le toit est compose d'une multitude de feuilles sechees accrochees a une tige de bambou et superposees les unes sur les autres pour assurer l'etancheite.

 

Des grosses structures comme les ponts ( pour pietons ou velos, bien sur) sont aussi faites de bambous.









Le bambou sert aussi a faire des paniers en tout genre :
 des gros, portes comme des sacs a dos,


 








des petits, accroches a la taille pour mettre les poissons peches,

 









certains
de toutes tailles, avec un couvercle,  pour garder le khao niaw (riz gluant) au chaud ....

Pour faire secher les poissons ou faire des brochettes...encore du bambou!










Les cages a poules sont, elles aussi,  tressees en bambou!



Materiau ecolo qui pousse a la vitesse grand v , le bambou sert a tout!

Jeunesse Lao


En montagne ou en campagne, les enfants et jeunes que nous avons pus croiser ou rencontrer, nous ont apparu comme vivant , certes, tres simplement et parfois pauvrement mais toujours sainement.
Les jeunes enfants courent apres les velos en criant "Sabaidi" (bonjour) ou
nous font coucou depuis leur maison.










Si on s'arrete, ils sont pousses par la curiosite de  venir voir de plus pres les falangs a velo et observer cette etrange remorque  mais ils sont, a la fois, un peu apeures.






Certains vont se refugier dans les jupes de leur mere ou dans les bras d'un grand frere ou une grande soeur.















D'autres s'enfuient des qu'on s'arrete et reviennent une fois que l'on est reparti en criant "falang, falang!".

Dans les villes, les jeunes sont, comme partout dans le monde, accro a leur portable, ecoutent de la musique parfois a s'en faire eclater les tympans, ont la tenue vestimentaire a la mode locale, fument en cachette, draguent sur le chemin de l'ecole, etc....

Mais le jour ou nous sommes partis de Vientiane, nous avons fait une triste rencontre. Aux alentours de midi, le thermometre indique un p'tit 38. L'estomac est un peu creux. Nous avons l'eau a la bouche a l'idee de faire un vrai pic-nic grace aux victuailles que nos familles nous ont faites parvenir par Bruno (saucissons et fromages des Bauges, chocolat a profusion,  les bugnes, elles, n'ont pas passees la premiere journee! ) et au bon pain et beaux legumes que nous avons pus trouver a Vientiane. Nous reperons donc sur le cote de la route, au milieu des rizieres vertes, une paillote pour dejeuner et attendre a l'ombre que la chaleur diminue.



Nous nous installons, preparons nos super sandwichs et commencons a les deguster.
Trois jeunes (2 adolescentes et un garcon d'une dizaine d'annees), bien habilles, arrivent et viennent s'assoir a cote de nous dans la cabane.  Ils nous observent manger. Ils acceptent volontiers l'une de nos plaquettes de chocolat (qui ont du mal a resister a la chaleur!). Mais leur comportement nous semble bizarre, une des adolescente s'endort comme une masse sur le plancher de la cabane et le garcon  semble etre dans un etat second. Nous ne comprenons pas.... Puis un ado d'une quinzaine d'annee arrive a son tour, avec 3 boites de KKK. Et ils se mettent a sniffer le contenu des boites! Le KKK est une sorte de mastic et ils se schootent en inhalant le solvant.
La jeune fille (la dormeuse) s'est meme fait tatouer "I Love KKK" sur les avant-bras!


Enfin la montagne ....
En quittant Vientiane,
nous avons mis le cap au nord vers Luang Prabang.














Apres 2 etapes vallonees au milieu des rizieres qui, pour une fois etaient irriguees et donc vertes,
nous avons rejoint Vang Vieng au milieu des superbes pics karstiques.



Une journee de repos avec exploration d'une grotte, baignade dans un "blu lagoon", 











Apero au soleil couchant











Et enfin, nous avons retrouve la montagne avec de belles grimpettes qui frisent parfois avec les 10% mais quel bonheur de pouvoir un peu s'elever, avoir une vue degagee sur les alentours,


de traverser des petits villages accroches aux flancs des montagnes,




et de renconter les familles entieres en route pour ramasser ou cultiver .... nous ne savons pas quoi tant les versants des montagnes etaient raides et nous avons appercus aucune culture du bord de la route.



Les efforts dus a la charge sont parfois importants mais toujours recompenses par un beau point de vue. De plus, la denivellee rend le parcours plus varie car apres une montee, il ya forcement...une descente! Et en altitude, la chaleur est moins accablante. Nous suons quand meme comme des fontaines! On vous fait grace des details olfactifs!
En 3 belles etapes de montagne, nous rejoignons Luang Prabang. Un jour, nous frisons les 2000m de denivele en 80 km!
Nous trouvons meme une aire de camping **** avec 2 paillotes, un bassin alimente par une source d'eau tiede et meme le spectacle son et lumiere donne par un enorme orage eclatant au beau milieu de la nuit!

Luang prabang, ville repertoriee au patrimoine mondial de l'Unesco, regorge de magnifiques temples,

 









et donc de moines.
















Tous les soirs, dans sa rue principale, un immense marche d'artisanat occupe les rues.


Difficile de resister ....

















L'ambiance y est tres calme, la ville tres belle, ce qui en fait une ville ideale pour passer une journee de repos.

Passage de la frontiere lao-vietnamienne
Un jour de pluie, pour gagner du temps, un bus nous amene jusqu'a Udomxai.
Apparemment nous avons eu de la chance d'arriver a bon port ....
















De la, nous suivons la route menant au poste frontiere le plus au nord entre le Laos et le Vietnam, ouvert depuis tres peu de temps aux etrangers.



La circulation y est aussi dense que sur la plus pommee des routes d'Ardeche et pour cause, a 100 km de la frontiere, la route se transforme en piste qui doit etre impraticable sous la pluie. Elle traverse une region tres montagneuse et surtout elle est coupee par une riviere sur laquelle il n'y a pas de pont. La seule solution pour les vehicules de la traverser est une barge qui actuellement est en panne.



En 2 jours, nous avons donc rejoint la frontiere Lao-Vietnamienne par cet itineraire magnifique et recule.

Nous avons atteint la frontiere a 16h30 situe au passage d'un col a 1200 m.  Les douaniers deranges en pleine petang, nous ont crie que le passage entre les 2 barrieres delimitant le poste frontiere lao devait se faire a pied en poussant le velo. Pourquoi? Parce que tout le monde passe a pied!
L'un d'eux, surement contrarie d'avoir ete derange pendant un point decisif de sa partie de petanque, a longuement osculte le passeport d'Odile.
A 16h45 nous repartons vers le poste frontiere vietnamien. Il nous reste environ 2h avant la nuit, 35km (20 de descente et 15 de plat) pour rejoindre la ville de Dien Bien Phu, et surtout passer la frontiere vietnamienne ou, d'apres 2 cyclos americains rencontres en route, les douaniers fouillent tous les sacs .... finirons-nous l'etape a la frontale...?

Publié dans Laos

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Tiphaine 10/04/2008 11:18

Bonjour,Toutes ces belles images me donne envie de venir avec vous.nous vous souhaitons une bonne continuation Aurevoir

Vincent 03/04/2008 16:04

Excellent !!!Superbes photosOn pense à vous les cocosVincent, Gwéna et la p'tite Emma